Passés les premiers échanges avec le sexologue, si l’on décide de s’investir dans une thérapie, fut-ce pour quelques séances seulement, la question se pose invariablement aux patientes vivant en couple: « Dois-je ou non en parler à mon conjoint ? »
Comme pour tout ce qui touche à la vie privée de ses patientes, et notamment à la relation affective qu’elles entretiennent avec leur partenaire, les sexologues de l’Eveil s’abstiennent de donner des conseils. Une parfaite neutralité s’impose, et c’est à la femme de prendre les décisions relevant de sa relation quotidienne avec son ami, amant, concubin ou conjoint.
Voici toutefois ce que l’on peut dire pour vous aider à décider, au vu de l’expérience d’autres patientes qui ont été confrontées à cette question avant vous:
Il est certain que la cure sexologique peut être menée dans une grande discrétion. Une femme peut très bien se rendre deux heures par semaine dans un cabinet de sexologie, et s’arranger avec son emploi du temps pour que ses proches ou son partenaire n’en sachent rien. A fortirori avec Internet, ou les échanges via email ou MSN ne demandent même pas de déplacement, juste un peu de temps libre à la maison.
Cela étant, la thérapie impose des exercices à réaliser chez soi. Là encore, vous avez le choix de vous organiser pour les pratiquer à des heures où vous êtes sûre d’être seule chez vous. Ou bien d’être prête à affronter le regard occasionnel de votre conjoint, que vous aurez préalablement informé de votre travail avec la Méthode.
Il ne saurait y avoir de règle générale: certains conjoints ne verront aucun problème à ce que vous consultiez en sexologie, tandis que d’autres auront du mal à en supporter l’idée. Les premiers pourront même se montrer encourageants, heureux de la perspective de vous voir vous débarrasser de problèmes et d’inhibitions nuisibles à la vie sexuelle de votre couple; les deuxièmes ne comprendront pas pourquoi vous éprouvez le besoin « d’étaler vos problèmes » devant un inconnu, fut-il un spécialiste. Chez ces hommes-là, disons-le clairement, il y a une trace de jalousie – comme il peut y en avoir chez certains hommes envers un gynécologue masculin – qui, si elle se confirme et perdure, peut être nuisible à la suite de la thérapie dans la mesure où vous devrez affronter davantage de culpabilité, et où des conflits pourront apparaître chaque fois que la question de votre travail sexologique sera évoquée dans votre couple.
Notez également qu’il peut être pesant, même de la part d’un conjoint informé de votre travail et l’acceptant, d’entendre ponctuellement ses réflexions lorsqu’il vous voit réaliser tel ou tel exercice. C’est pourquoi, même en présence d’un conjoint informé, vous choisirez de préférence toujours la solitude d’une pièce fermée, dont le calme est propice à la concentration, pour pratiquer les exercices de la Méthode.
A vous donc d’estimer, en fonction de ces informations basées sur l’expérience, quel est le profil psychologique de votre partenaire ou conjoint… et quelles sont ses capacités à accepter avec plus ou moins de facilité et de compréhension les implications temporaires de votre recherche d’épanouissement sensuel à travers la thérapie sexologique.
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